L'Immortalité ou Monument du centenaire de la Révolution française en Dauphiné
L'Immortalité ou Monument du centenaire de la Révolution française en Dauphiné
L'Immortalité ou Monument du centenaire de la Révolution française en Dauphiné
L'Immortalité ou Monument du centenaire de la Révolution française en Dauphiné

L'Immortalité ou Monument du centenaire de la Révolution française en Dauphiné


Date de création : 1887 Date d'inauguration : 1888
Type d'oeuvre :
statue
Matériaux :
marbre
Sculpteur(s) :
Ding, Henri Marius (Grenoble 1844 - Grenoble 1898)
Inscriptions :
sur la plinthe de la statue : H DING 1888
dans un tube de cristal, enfoui dans les fondations : cette statue a été dressée pour transmettre aux générations futures les noms des courageux citoyens qui ont contribué à l’émancipation du peuple et qui ont ainsi commencé une ère nouvelle pour la Nation française
sur la face principale, au nord : A LA GLOIRE / DE L’ASSEMBLEE DE VIZILLE / 21 JUILLET 1788 / AUX REPRESENTANTS / DES TROIS ORDRES DU DAUPHINE / QUI ONT LES PREMIERS / AFFIRME LES DROITS DE LA NATION / ET PREPARE LA REVOLUTION FRANCAISE
sur la face est : LE 21 JUILLET 1788 / A HUIT HEURES DU MATIN AU CHATEAU DE VIZILLE / OU L’ASSEMBLEE A ETE INDIQUEE / SUR L’INVITATION DE M. CLAUDE PERIER / PAR L’IMPOSSIBILITE / DE LA TENIR A GRENOBLE / SE SONT RENDUS / MM. DU CLERGE DE LA NOBLESSE ET DU TIERS-ETAT / SANS OBSERVATION DE RANG NI DE PRESEANCE / ENTRE LES PERSONNES DE CHAQUE ORDRE / LE CLERGE AU NOMBRE DE 49 MEMBRES / LA NOBLESSE AU NOMBRE DE 233 MEMBRES / LE TIERS-ETAT AU NOMBRE DE 391 MEMBRES / Extrait du procès verbal de l’Assemblée
sur la face ouest : NI LE TEMPS NI LES LIEUX / NE PEUVENT LEGITIMER LE DESPOTISME / LES DROITS DES HOMMES DERIVENT DE LA NATURE SEULE / ET SONT INDEPENDANTS DE LEURS CONVENTIONS. LA PROSPERITE DE LA PATRIE ETANT LE BIEN DE TOUS / LORSQU’ELLE EST DANS UN DANGER EVIDENT / TOUS SONT TENUS DE LA SECOURIR. / LES TROIS ORDRES DU DAUPHINE / NE SEPARERONT JAMAIS LEUR CAUSE / DE CELLE DES AUTRES PROVINCES / ET EN SOUTENANT LEURS DROITS PARTICULIERS / ILS N’ABANDONNERONT PAS CEUX DE LA NATION. Déclaration de l’Assemblée.
sur la face postérieure : ARRETES DU PARLEMENT DE GRENOBLE / 19 ET 20 MAI 1788 / JOURNEE DES TUILES / 7 JUIN 1788 / REUNION DU CONSEIL GENERAL DE GRENOBLE / 14 JUIN 1788 / ASSEMBLEE DE VIZILLE / 21 JUILLET 1788
sur le socle du monolithe : Mr CARNOT ETANT PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE / Mr G. DELATTE PREFET DE L’ISERE / CE MONUMENT A ETE ELEVE / PAR SOUSCRIPTION PUBLIQUE / 21 JUILLET 1888
Historique :
1886 : 19 août, décision du Conseil général de l’Isère d’élever un monument pour commémorer le centenaire de l’assemblée réunie au château de Vizille le 21 juillet 1788, à l’initiative de Cavard, conseiller général du canton, et d’Eugène Béthoud, maire de Vizille ; le rapporteur du projet est Gustave Rivet, député républicain radical. Une commission est désignée.
1887 : 20 avril, première réunion de la commission. Le vice-président est Jean Casimir-Perier, dont la famille est propriétaire du château. La commission comprend le préfet et 60 élus. Une commission exécutive, plus réduite, est nommée. La commande est passée à Ding, également chargé du Monument au Trois Ordres de Grenoble.
1887 : 13 juillet, la commission examine les projets soumis par le sculpteur. Mme Casimir-Perier concède l’usage du terrain, sur lequel d’importants travaux de nivellement sont réalisés.
1887 : 10 décembre, on confie à une sous-commission la rédaction des inscriptions. Elle comprend le recteur, l’inspecteur d’Académie, cinq professeurs d’histoire de l’Université et du lycée de Grenoble, l’archiviste départemental et le conservateur de la bibliothèque municipale. Leurs propositions sont remaniées par la commission exécutive.
1888 : Ding participe au choix de l’emplacement, et est à lui-même son propre architecte. Son travail lui est payé 26 000 F. Il supervise la taille à Carrare dans l’atelier Massa.
1888 : 2 juillet, la statue est expédiée de Carrare. La gravure des inscriptions est réalisé par l’atelier Thorrant de Voreppe, la construction du socle par l’entrepreneur Georges Biron. L’Etat ne verse aucune subvention.
Des rivalités interviennent entre Grenoble et Vizille, qui se disputent la commémoration de 1788 ; les célébrations se déroulent finalement le 20 à Grenoble et les 21 et 22 à Vizille.
1888 : 21 juillet, inauguration du monument en présence du président de la République Sadi Carnot, jour anniversaire de l’assemblée de 1788. Les cérémonies qui durent deux jours comprennent remise de décoration, banquet dans la cour d’honneur du château ; les descendant des députés de 1788 sont invités à participer.
Description :
H. 3,50 m. La Liberté élève de la main droite une feuille de chêne, emblème du courage civique, et de la main gauche s’appuie sur un faisceau, attribut de l’union des Ordres. Elle proclame l’immortalité des trois Ordres. Le piédestal est en pierre de Ratz, du canton de Voiron.
Oeuvres en rapport :
Esquisse en plâtre, musée de Grenoble
Source :
Fonds Debuisson
Documentation du musée d’Orsay, photographie 89 AP 114-27 (revers)
Grenoble, Archives départementale de l’Isère ; Archives municipales
1989, relevé sur le terrain par l'équipe scientifique
Bibliographie :
2003, Chagny, Robert, “La Marianne de Vizille”, dans Vizille, Entre Liberté, République et France, les représentation de Marianne de 1792 à nos jours, musée de la Révolution française, 27 juin - 6 octobre, p. 28-61
Identifiant :
1801
Localisation à l'origine
France, Auvergne-Rhône-Alpes, Isère, Vizille, devant le château
Localisation actuelle
France, Auvergne-Rhône-Alpes, Isère, Vizille, devant le château

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