Monument à la Défense de 1557
Monument à la Défense de 1557
Monument à la Défense de 1557
Monument à la Défense de 1557
Monument à la Défense de 1557
Monument à la Défense de 1557
Monument à la Défense de 1557
Monument à la Défense de 1557
Monument à la Défense de 1557

Monument à la Défense de 1557


Date de création : 1896 Date d'inauguration : 1897
Type d'oeuvre :
ensemble ; groupe ; haut-relief
Matériaux :
bronze ; granit
Sculpteur(s) :
Theunissen, Corneille (Anzin, Nord 1863 - Paris 1918) ; Bertrand, Louis (Rodez 1866 - 1935) ; Devau Georges (Cambrai 1858 - ) ; Theunissen, Paul (Anzin 1873 - Paris 1931)
Architecte :
Heubès Charles J. (? - ?) ; Thiébaut Frères ( - ) ; Durenne A. (Paris 1822 - Paris 1895)
Inscriptions :
Corneille Theunissen / 1896 // Louis Bertrand / 1932
sur le piédestal, face principale : CIVIS MURUS / ERAT / 1557 (Mes citoyens sont mes remparts)
Historique :
1883 : Charles Picard, ancien maire de Saint-Quentin, lègue à la ville trente actions des Chemins de Fer du Nord, pour l’érection d’un monument commémoratif en l’honneur des défenseurs de la ville.
1890 : cette somme importante, 100 000 francs, est complétée par la fille de Picard.
1893 : un concours est organisé par le maire François Hugues et neuf projets sont exposés dans la salle Vauban. Un référendum accorde une écrasante majorité au projet de Theunissen qui est choisi par le jury. Le projet dépasse 100 000 F, la ville paiera la différence aidée par une subvention de l’Etat.
1895 : pose de la première pierre le 7 juillet en présence de Gabriel Hanotaux, ministre des Affaires Etrangères. Dans un coffret en fonte scellé, on place le procès-verbal sur parchemin et une plaque en cuivre gravée d’une inscription.
1896 : mars, installation de la partie supérieure du piédestal. Le monument est achevé en juillet.
1897 : 7 juin, inauguration par Félix Faure, président de la République. A cette occasion, la ville reçoit la croix de chevalier de la Légion d’honneur pour la défense du 8 octobre 1870.
1917 : le monument est démonté pour le bronze par les Allemands.
1931 : le maire Romain Tricoteaux décide de reconstituer le monument.
1931 : 1er juin prix forfaitaire 524 260 F. Grâce à une maquette et des photographies, la veuve de Theunissen s’engage à faire réaliser une réplique en bronze par Bertrand, ancien collaborateur de son mari et Terroir. Il ne reste que deux têtes de l’ancien monument. Les statues sont fondues par Minet. Critiques du sculpteur Ernest Charles Diosi Restauration par Durenne.
1933 : une copie du monument est inaugurée, réplique réalisée par Louis Bertrand.
1989 : le monument est démonté pour permettre les travaux du parking souterrain.
1998 : 27 avril, il est réinstallé place du Huit-octobre.
Description :
H. 16 m. Groupe du haut H. 3 m, poids 2600 kg. Socle granit rose de Hongrie. En bas douze personnes de H. 1,40, poids 9 tonnes.
1. L'amiral Gaspard de Coligny indique au mayeur Louis Varlet le faubourg de l'Isle menacé.
2. Groupe de canoniers
3. Les habitants prennent part à la défense de la ville. Le nom des habitants de Saint-Quentin qui servirent de modèle étaient gravés dans leur cou.
4. Catherine Lallier panse un blessé. Douleur silencieuse de la population qui refuse de baisser la tête. Elle a les traits de Louise Hugues femme de François Hugues député maire de S. Quentin.
5. au sommet, la Ville de Saint-Quentin l'épée à la main protège la France
 
Expositions :
1895, Paris, Salon (SAF), n° 3526, (matière non indiquée), "La ville de Saint-Quentin protégeant la France contre l'invasion espagnole en 1557. Ce groupe surmonte le monument que la ville de Saint-Quentin doit ériger en 1896 pour rappeler son héroïque résistance de 1557"
1896, Paris, Salon (SAF) n° 3863, groupe bronze, "L'Amiral Coligny et le mayeur de la ville organisant la défense de Saint-Quentin en 1557. Les canoniers amènent une pièce d'artillerie sur le rempart. Cathelire Lallier soigne un blessé sur le rempart"
1896, Paris, Salon (SAF), n° 3863 (Theunissen espérait la médaille d'honneur)
1898, 12 juin - 26 juillet, Saint-Quentin, Espace Saint-Jacques, non numéroté
Oeuvres en rapport :
au musée de Saint-Quentin : maquette au tiers, bustes de François Hugues, Louise Hugues, statuette de Mariolle Gadmer
Source :
Fonds Debuisson
Documentation du musée d'Orsay
Bouloy, Philippe, Picardie, service régional de l’Inventaire
Site internet : http://stqvillhist.free.fr, consultation du 17/06/03
Bibliographie :
1921, Lami, Stanislas, Dictionnaire des sculpteurs de l'Ecole française au Dix-neuvième siècle, Paris, Honoré Champion, quatre volumes, t. IV, p.294-295
1983, Mémoire de la Société Académique de Saint-Quentin
1987, Sallandre Serge et Ponthieux Jean-Marie, Les monuments commémoratifs dans le Vermandois
2015, Limousin, Catherine, Corneille et Paul Theunissen. Catalogue raisonné sous la direction du professeur Alain Bonnet, Paris, Mare & Martin, p. 12, 30, n° 40, p.100-104


 
Identifiant :
2117
Localisation à l'origine
France, Hauts-de-France, Aisne, Saint-Quentin, place de l'Hôtel-de-Ville
Localisation actuelle
France, Hauts-de-France, Aisne, Saint-Quentin, place du huit-Octobre

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